L’apprentissage, une orientation choisie par les jeunes, un mode de recrutement soutenu par les entreprises.
Depuis 2018, l’apprentissage, longtemps perçu comme une voie alternative voire comme une orientation par défaut réservée aux « moins bons » est devenu une modalité de formation de plus en plus reconnue, aussi bien dans les centres de formation que chez les jeunes ainsi que dans leurs familles.
L’apprentissage, qui s’est progressivement imposé comme une voie de formation à part entière, permettant d’acquérir des compétences concrètes tout en préparant efficacement son insertion professionnelle, séduit en effet de plus en plus.
En effet, le nombre d’apprentis a été multiplié par 2,3 en quelques années seulement, passant de 367 000 entrées en 2019 à 843 000 en 2025.
Cette dynamique témoigne d’une transformation profonde des attentes des jeunes vis-à-vis de leur parcours de formation : Là où ils cherchaient il y a encore quelques années des formations plus théoriques, ils recherchent désormais des formations plus concrètes, plus connectées aux réalités du monde professionnel et offrant des perspectives d’emploi rapides, durables, mais aussi plus nombreuses qu’en suivant d’autres voies.
Pourtant, malgré cet engouement croissant, l’apprentissage ne bénéficie pas encore d’une visibilité équivalente aux autres parcours dans l’information délivrée lors des phases d’orientation au collège et au lycée et se retrouve souvent invisibilisée.
La connaissance des différentes voies de formation, de la fac au CFA, des métiers et des secteurs qui recrutent constitue pourtant un élément essentiel et incontournable pour permettre aux jeunes de construire des choix éclairés et adaptés à leurs aspirations comme aux besoins économiques des territoires.

L’apprentissage, une voie d’excellence reconnue par les entreprises
Si l’apprentissage a longtemps été considéré comme une voie par défaut, il est aujourd’hui une modalité de plus en plus reconnue, recherchée par les jeunes et leurs familles lors du processus d’orientation. Le nombre d’apprentis a ainsi été multiplié par plus de deux fois en quelques années, progression qui s’explique notamment par la qualité de l’insertion professionnelle qu’offre l’alternance et par la confiance grandissante que lui accordent les entreprises.
Pour les employeurs, l’apprentissage représente bien davantage qu’un simple dispositif de formation : il constitue un véritable outil de recrutement, de transmission des savoir-faire et de préparation des compétences dont ils auront besoin demain.
L’alternance, leur permet en effet de former progressivement les jeunes à leurs pratiques professionnelles, à leurs méthodes de travail et à leur culture d’entreprise, tout en favorisant leur intégration au sein des équipes.
Cette immersion longue dans le monde professionnel contribue également à fidéliser les talents et facilite les recrutements à l’issue de la formation.
L’apprentissage forge non seulement des compétences techniques directement opérationnelles, mais aussi des compétences comportementales particulièrement recherchées par les recruteurs : autonomie, sens des responsabilités, capacité d’adaptation, travail en équipe ou encore relation client.
Cette satisfaction est largement partagée puisque la note moyenne de recommandation de l’apprentissage atteint 8,3 sur 10, aussi bien du côté des apprentis que des employeurs.
L’apprentissage, un bénéfice pour l’économie
L’apprentissage produit des effets qui dépassent largement le cadre individuel des parcours de formation.
En facilitant l’accès rapide à l’emploi, il contribue à réduire le chômage des jeunes, à répondre aux difficultés de recrutement des entreprises et à accompagner le développement économique des territoires.
Il permet également d’adapter plus rapidement les compétences aux évolutions des métiers et aux besoins des filières professionnelles, dans un contexte marqué par les transitions numériques, environnementales et industrielles.
Cet état de fait démontre que l’apprentissage, loin d’être une charge excessive, est une solution d’optimisation des fonds publics qui bénéficie à l’ensemble de l’économie.
En misant sur cette modalité, la France finance non seulement un diplôme et des compétences, mais surtout une employabilité immédiate, garantissant ainsi la compétitivité et la souveraineté de son économie à un coût maîtrisé.
Former des jeunes directement au sein des entreprises, au plus près des besoins des territoires et des secteurs qui recrutent, constitue un investissement durable pour la croissance, l’innovation et la résilience économique du pays.

L’apprentissage : une orientation choisie
L’enjeu pour l’apprentissage est désormais de se rendre pleinement visible dans l’orientation, car il n’est plus une voie subie mais une voie choisie.
Les représentations ont profondément évolué ces dernières années : l’alternance est désormais identifiée comme une voie exigeante, professionnalisante et porteuse d’opportunités, souvent plus nombreuses que les voies académiques.
Elle est choisie par les jeunes comme un moyen concret d’accéder directement à un métier mais aussi de développer une expérience professionnelle valorisable sur le long terme et d’acquérir une autonomie financière dès le début de leurs études.
Mais l’apprentissage est également reconnu par les entreprises comme un levier efficace de recrutement, de fidélisation et de développement des compétences.
Aujourd’hui, 93 % des apprentis déclarent avoir fait le choix de l’apprentissage, ce chiffre illustre l’évolution profonde du regard porté sur cette voie de formation, qui répond désormais aux aspirations d’une génération en quête de sens, d’expériences concrètes et de perspectives professionnelles tangibles.
L’enjeu n’est donc plus de convaincre les jeunes de l’intérêt de l’apprentissage, mais de leur permettre d’y accéder plus facilement et de le découvrir suffisamment tôt dans leur parcours d’orientation.
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